L’essentiel à retenir
Nouveau gouvernement, nouveau ministre, nouvelles promesses pour les chercheurs d’emploi. Depuis le 16 octobre 2026, c’est Abderrahim Chahid qui pilote la politique de l’emploi au Maroc. Invité du journal télévisé d’Al Aoula le 24 octobre, il a détaillé les premières mesures qu’il compte porter pour les jeunes. Voici ce qu’il faut retenir, et ce que cela peut changer pour vous.
Qui est Abderrahim Chahid, le nouveau ministre de l’Emploi ?
Cadre de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Abderrahim Chahid présidait jusqu’ici le groupe socialiste à la Chambre des représentants. Il passe donc de l’opposition au gouvernement. Son ministère porte désormais un nom qui annonce la couleur : ministère de l’Emploi et du Dialogue social. Les salaires, les retraites et les négociations avec les syndicats font partie de ses dossiers.
Il succède à Younes Sekkouri, dont le grand ministère (Inclusion économique, Petite entreprise, Emploi et Compétences) a été réparti entre quatre responsables. L’industrie, le commerce et l’inclusion économique reviennent à Ryad Mezzour, et la formation professionnelle est rattachée à l’Éducation nationale.
Les mesures annoncées pour l’emploi des jeunes
Ces mesures s’inscrivent dans une politique intégrée de la jeunesse prévue sur 2027-2031. Le projet de loi de finances 2027 prévoit déjà un programme national pour l’emploi des jeunes et près de 2 milliards de DH pour le Fonds de promotion de l’emploi des jeunes.
Le « passeport de mobilité », c’est quoi ?
C’est la mesure la plus nouvelle. Le constat du ministre : des secteurs comme l’agriculture et le textile manquent de bras, alors que beaucoup de jeunes ne trouvent pas de travail près de chez eux. Le passeport doit lever les obstacles liés à la distance entre le domicile et l’emploi. Le gouvernement n’a pas encore précisé sa forme (aide au transport, au logement ou à l’installation) ni la date de son lancement.
Ce qui reste à préciser
Ces annonces sont des objectifs. Les conditions d’accès, le calendrier et la répartition du budget doivent encore être fixés, notamment dans la loi de finances 2027, en discussion au Parlement. Joblia mettra cet article à jour dès la publication des textes.
Un gouvernement qui mise sur le secteur privé
Le programme du gouvernement El Mansouri a été présenté au Parlement le 19 octobre 2026, puis approuvé par la Chambre des représentants le 22 octobre, par 204 voix contre 127. Il vise une croissance moyenne de 5 % par an entre 2027 et 2031 et compte surtout sur l’investissement privé pour créer des emplois. Pour Abderrahim Chahid, la réussite dépendra de trois conditions : appliquer réellement les mesures, en assurer le financement et obtenir des entreprises qu’elles embauchent.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Inscrivez-vous à l’ANAPEC si ce n’est pas déjà fait : les programmes existants (Idmaj, Tahfiz) passent par l’agence.
Si vous n’avez pas de diplôme, renseignez-vous sur le dispositif Idmaj, qui forme en 3 à 6 mois à près de 200 métiers.
Regardez les offres dans l’agriculture, le textile et l’industrie, des secteurs qui recrutent.
Soyez prêt à bouger : les régions industrielles comme Kénitra, Tanger ou Casablanca concentrent une grande partie des offres.
Qui est le nouveau ministre de l’Emploi au Maroc ?
Abderrahim Chahid, de l’USFP, nommé ministre de l’Emploi et du Dialogue social le 16 octobre 2026 dans le gouvernement El Mansouri.
Combien d’emplois le gouvernement promet-il aux jeunes ?
Le ministre a annoncé 100 000 premiers emplois pour les jeunes, avec un budget estimé à 6 milliards de DH, et 100 000 jeunes formés chaque année.
Qu’est-ce que le passeport de mobilité pour l’emploi ?
Un dispositif annoncé pour aider les jeunes à aller travailler dans une autre région que la leur. Ses modalités ne sont pas encore publiées.
Qui remplace Younes Sekkouri ?
Son ministère a été partagé : Abderrahim Chahid hérite de l’Emploi et du Dialogue social, Ryad Mezzour de l’Industrie, du Commerce et de l’Inclusion économique.
Crédit photo de l’image de couverture : Serrarmohamesomar / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0 (photo du Parlement, à Rabat).
