L’essentiel à retenir
Créé pour faciliter l’entrepreneuriat et sortir de l’informel, le statut d’auto-entrepreneur séduit des centaines de milliers de Marocains : graphistes, développeurs, formateurs, artisans, petits commerçants. Il est simple à créer, mais il a ses règles et ses limites.
Qui peut devenir auto-entrepreneur ?
Une personne physique, majeure, exerçant son activité à titre individuel.
Une activité figurant dans la liste des activités autorisées (commerce, industrie, artisanat, prestations de services).
Un chiffre d’affaires annuel encaissé qui ne dépasse pas les plafonds du statut.
Plafonds et impôt
L’impôt est libératoire : il remplace l’impôt sur le revenu calculé selon le barème progressif pour cette activité. Il se déclare et se paie chaque trimestre sur le chiffre d’affaires réellement encaissé. Exemple : un graphiste qui encaisse 15 000 DH sur un trimestre paie 150 DH d’impôt.
Attention au client unique
Depuis la loi de finances 2023, la part du chiffre d’affaires annuel réalisée avec un même client au-delà de 80 000 DH est soumise à une retenue à la source plus élevée. Le but est d’éviter que le statut serve à déguiser un emploi salarié. Vérifiez votre situation si vous travaillez surtout pour une seule entreprise.
La couverture sociale
L’auto-entrepreneur doit s’immatriculer à la CNSS au titre de la couverture des travailleurs non salariés. Il paie une cotisation qui lui ouvre l’assurance maladie obligatoire pour lui et ses ayants droit. Les montants et modalités dépendent de la catégorie de revenu : consultez le site de la CNSS pour votre cas.
Comment s’inscrire
Faites votre demande en ligne sur le portail national de l’auto-entrepreneur, ou dans une agence Barid Al-Maghrib.
Préparez votre carte nationale d’identité et la description de votre activité.
Vous recevez une carte d’auto-entrepreneur et un identifiant fiscal.
Ouvrez un compte bancaire dédié pour séparer vos encaissements professionnels.
Les limites du statut
Pas de possibilité d’embaucher des salariés.
Les charges ne sont pas déductibles : l’impôt porte sur le chiffre d’affaires, pas sur le bénéfice.
Le dépassement des plafonds entraîne la sortie du régime.
Certaines professions réglementées sont exclues.
Quel est le taux d’impôt d’un auto-entrepreneur au Maroc ?
0,5 % du chiffre d’affaires encaissé pour le commerce, l’industrie et l’artisanat, et 1 % pour les prestations de services.
Peut-on être salarié et auto-entrepreneur ?
C’est possible dans certains cas, à condition de respecter son contrat de travail (exclusivité, non-concurrence) et les règles du statut.
L’auto-entrepreneur a-t-il droit à l’AMO ?
Oui, à condition de s’immatriculer à la CNSS et de payer les cotisations prévues pour les travailleurs non salariés.
